FD-FAX 32 -
2009
(extraits)
La
mobilisation continue
Nous avons trois gros
problèmes à régler :
1°- la gestion de l’offre pour
garantir des prix rémunérateurs (niveau européen)
2°- la réduction des charges d’exploitation
(niveau français)
3°- la sur-administration et les contraintes de
production (niveau français et
européen)
La production laitière n’est pas la seule
concernée mais c’est la plus emblématique actuellement. Nous devons maintenir la
pression pour sortir par le haut avec des perspectives. La régulation a toujours
été notre crédo. Nicolas SARKOZY ne dit pas le contraire, mais il doit
agir ! Nous l’interpellerons donc directement par les centaines d’affiches
qui seront distribuées pour la manif du
16 octobre à Châlons. Nous devons
tous y être, toutes productions confondues, avec un maximum de tracteurs pour
faire masse. L’enjeu est d’obtenir
une réduction de nos charges. Vous recevrez des infos complémentaires
très prochainement sur l’organisation de cette journée. Nous rencontrerons aussi
nos parlementaires pour qu’ils relaient nos revendications, avec des résultats à
la clef car la crise est grave. C’est ainsi que fonctionne une bonne démocratie.
Amorce de
changement de cap à Bruxelles
Le Conseil informel des Ministres de l’Agriculture
qui vient de se réunir a donné
mission à un groupe d’experts de travailler sur la contractualisation, la
transparence des marchés, l’éventualité d’un marché à terme, la recherche et
l’innovation,... Ce groupe débutera ses travaux le mardi 13 octobre pour les
conclure au plus tard fin juin 2010.
Nous percevons un changement de cap vers la régulation des marchés. Mais
il reste du chemin à parcourir pour obtenir une vraie politique de stabilisation
des prix à un niveau acceptable.
Les décisions à court terme (prolongation du
stockage, restitution, augmentation de la clause de minimis à 15 000 €) seront
décidées en Conseil des ministres le 19 octobre prochain.
BCAE
« herbe »
è évolution
favorable mais insuffisante
Le Ministre vient de répondre à la FNSEA en
précisant que les prairies temporaires, anciennement en gel, ne seraient pas
concernées par l’interdiction de retournement. Il y aura aussi une petite
souplesse pour les PT5 dans le cadre d’une surface départementale constante. En
revanche la position du ministère reste toujours aussi intransigeante sur les
prairies naturelles sauf, pour les
Jeunes Agriculteurs et les éleveurs ayant bénéficié d’une ACAL (Aide à la
Cessation d’Activité Laitière). Nous continuons de demander plus de souplesse
et, au minimum, la possibilité de faire des transferts d’éligibilité entre
prairies naturelles et terres arables.
FDSEA 52 - 6
Octobre 2009